LE logiciel d’écriture de scénario qu’il te faut pour apprendre la structure des films tout en écrivant le tien.
Tu veux écrire un film. Un vrai film. Tu as une idée, des personnages, des scènes, une ambiance. Mais dès que tu essaies de l’écrire, c’est le chaos.
Il y a de grandes chances que le problème ne vienne ni de ton imagination ni de ta façon d’écrire mais plutôt de la structure car comme le disait le scénariste hollywoodien :
« Un scénario, c’est une structure, et rien d’autre. »
William Goldman
Aujourd’hui, je te présente Prewrite. À mon avis, c’est l’une des meilleures solutions en ligne pour écrire un film tout en apprenant à le structurer.
À la fin de cette vidéo, tu sauras exactement pourquoi c’est l’outil qu’il te manquait pour écrire ton film et comment l’utiliser dès aujourd’hui.
Qu’est-ce que Prewrite
C’est une plateforme en ligne qui te permet d’écrire ton film en intégrant progressivement les fondamentaux structurels de la narration cinématographique.
Et la bonne nouvelle, c’est que c’est gratuit pour un projet de film. Pour tester, c’est largement suffisant. Si tu veux travailler sur plusieurs projets en parallèle, il existe plusieurs formules d’abonnement.
La plateforme est en anglais. Mais ce n’est pas un obstacle. Si tu ne parles pas anglais je te donne une astuce. Tu installes une extension de navigateur pour traduire.
En ce qui me concerne, j’utilise Chrome avec une extension appelée Linguist. La traduction est largement suffisante pour tirer le maximum de la plateforme.
Voici maintenant les 5 fonctionnalités dont tu ne vas plus pouvoir te passer.
5 fonctionnalités géniales de Prewrite
1 / L’aspect visuel
Quand on écrit un scénario, on travaille avec des images mentales et on aimerait bien des fois voir à quoi ressemble ce que l’on écrit.
Quand tu écris ton film avec Prewrite tu peux intégrer des images directement dans ton script. Je te montre comment on fait. C’est très ergonomique. En glisser-déposer
Tu écris ta scène. Ou tu démarres par mettre ton image. Imaginons que tu crayonnes un peu pour t’aider à écrire.
Tu peux passer de la vision cartes de scène à la vision scénario.
En un clic, tu passes de la vision scénario à la vision structure, à la vision cartes… Cette fluidité ergonomique est vraiment intéressante. Elle te donne une vision claire de l’ensemble de ton film.
Quand on travaille uniquement avec le texte, on est absorbé par le détail. On voit la scène, mais on perd parfois la structure globale.
C’est vraiment pertinent pour les profils visuels — artistes, graphistes, auteurs de BD — qui veulent se lancer dans l’écriture de scénario mais en partant de leurs images.
2 / Bibliothèque de modèles narratifs
Là où Prewrite devient vraiment puissant, c’est pour analyser des récits complexes. Prends des films comme Matrix, Heat, Eternal Sunshine in the Spotless Mind. Ce sont des œuvres structurellement complexes et de survoler la mécanique de ces films est vraiment une fonction géniale.
Tu vas repérer leur architecture. Les analyser vraiment.
Tu vas identifier la structure, la façon dont le thème se joue dans telle ou telle scène, la progression dramatique dans son ensemble.
3 / Points de Structure
Je vais être clair : je ne crois pas aux recettes miracles. Les structures qui existent fonctionnent pour certains films et pour d’autres non. Donc c’est vraiment déconseillé de prendre une structure et de vouloir la suivre à la lettre. Ça n’a aucun intérêt de vouloir écrire un film en “remplissant des cases”.
Cependant, connaître ces structures est à mon avis essentiel. Pourquoi ? Parce que tout le monde y fait référence. Et c’est essentiel de parler le même langage.
Si la personne qui lit ton scénario te parle de Midpoint ou de Inciting Incident et que tu ne sais pas ce que c’est, c’est un peu embêtant.
Tu prends n’importe quel bouquin sur l’écriture de scénario, tu vas retrouver les mêmes notions, parfois avec des noms différents mais qui représentent la même notion.
Donc pour ne pas se perdre, il est utile de les connaitre. Et Prewrite va t’aider à cela déjà avec la bibliothèque de modèles dont je viens de parler. Mais aussi avec cette fonction, imaginons le cas où tu veuilles partir de 0. Sans structure préétablie.
Tu vas avoir la possibilité de codifier tes scènes. Selon
Save the Cat / Le Story Circle de Dan Harmon dont j’ai fait deux vidéos / La pyramide de Freytag / Turn & Burn
4/ Ton
J’adore cette fonction. Je vous l’ai dit déjà dans d’autres vidéos. On utilise parfois plusieurs points d’intrigue provenant de diverses structures. Ici tu as la possibilité de nommer toi-même à partir des points disponibles, un point de ton intrigue.
+ Ou –
Alors on sait que pour le plaisir du spectateur, il est important d’alterner les + et -. Les charges émotionnelles positives, les moments où cela va être facile pour ton perso. Et les moments – où ça va se compliquer pour lui. Tout cela, en rapport avec son but bien sûr.
Ce n’est pas toujours évident quand on écrit et qu’on a les mains dans le cambouis de savoir où on en est. C’est tout simple mais la possibilité de voir quelle scène est + et quelle scène est – est vraiment utile et va t’aider tout simplement à te repérer dans le paysage émotionnel de ton film. Je te rappelle que c’est le plus important.
5 / Gestion des sous-intrigues
La fonctionnalité que je préfère dans Prewrite, c’est la gestion des sous-intrigues.
Dans un scénario, l’intrigue principale est évidemment essentielle. Mais savoir gérer les sous-intrigues est tout aussi crucial.
Pourquoi ? Parce que, dans un film, les sous-intrigues sont liées de façon organique au thème de ton intrigue principale. Les sous-intrigues avancent, se répondent, se transforment, et participent elles aussi à la cohérence du film.
C’est très important de repérer les points clés de tes sous-intrigues et d’en contrôler la répartition.
C’est d’ailleurs un moyen simple, pour un correcteur, de voir si on a affaire à un amateur ou à quelqu’un qui connait l’écriture de scénario.
Avec Prewrite, tu peux suivre chaque sous-intrigue scène après scène, et sur l’ensemble du scénario : où elle démarre, comment elle progresse, comment elle se résout.
C’est visuel. Et donc, tu évites l’erreur classique d’abandonner une sous-intrigue en cours de route.
À qui s’adresse Prewrite
Prewrite s’adresse avant tout aux personnes visuelles et je dirais aussi aux débutants.
Quand on commence à écrire, le problème n’est pas l’imagination. On a des personnages, des situations, des scènes. Ce qui manque, c’est la structure : comment organiser tout ça pour que l’ensemble ressemble à un film.
Sur ce point, Prewrite est très efficace parce que ne serait-ce qu’en parcourant son catalogue de modèles tu vas apprendre énormément.
C’est aussi un excellent support pédagogique pour les professeurs de cinéma ou d’écriture, et pour tous ceux qui aiment analyser les films. La bibliothèque de modèles est vraiment top.
À qui je le conseille moins ? Aux scénaristes confirmés. Dans ce cas, ça paraît peut-être un peu gadget et on préfère en général des solutions à l’opposé, donc très minimales.
Le piège à éviter
Quand on débute, on veut bien faire. On veut cocher les cases. Ajouter une Dark Night of the Soul parce que c’est prévu par Blake Snyder, par exemple.
Le risque, c’est d’écrire un scénario comme on ferait une oeuvre picturale avec un kit de peinture par numéros.
Le résultat sera structuré, mais mécanique, factice. Et tout sauf un film. Donc attention.
Conclusion
Utilise Prewrite comme un outil pédagogique, une aide visuelle, mais pas comme une recette à suivre à la lettre.
Et surtout continue à écrire !
🎬 Retrouve ma vidéo complète sur Mon Scénario et Moi
